La jeune femme à la licorne
La jeune femme à la licorne
Création 2014



Tout ici est fragile. Fragile : qui est susceptible de se briser facilement.
Nina, une toute jeune femme, figure ambivalente de fragilité et de désir est au centre de ce huits-clos familial où chacun voit en elle l’esquisse des regrets et des espoirs qui les traversent.
La jeune femme à la licorne est née des improvisations des acteurs, révélant des éclats de leur propre sensibilité, inspirées de « La Ménagerie de Verre » de Tennessee Williams.
Des images évanescentes de la fiction première naît une pièce d’une autre essence, un entre deux, entremêlement de réalisme et d’onirisme.



Toute ma vie j’ai été hanté par l’idée obsessive que désirer une chose ou l’aimer intensément c’est se mettre en position vulnérable. Tennessee Williams


Le point de départ dans l’écriture du « La jeune femme à la licorne » était la figure de Laura, la jeune fille de « La ménagerie de verre ».
Figure ambivalente de fragilité et de désir. La jeune fille comme centre des espoirs et des regrets de chacun.
Puis, en explorant les autres personnages de la pièce de Tennessee Williams, les acteurs y ont révélé, comme à travers un prisme, des éclats de leur propre sensibilité. Utilisés comme des miroirs de l’imaginaire, ces rôles premiers ont dessiné par petites touches, tantôt en mots, tantôt en mouvements et en cris, les rôles véritables que les acteurs devaient, en fin de compte, interpréter. Et qui étaient déjà leurs.
Comme des bastions engloutis, nous avons laissé émerger les fragments de ces personnages nouveaux, familiers et en même temps baignés de cette fiction première. L’écriture a été ce lien que dessine l’imagination pour dire ce que l’on devine à peine. Comme une fine enveloppe qui effleure la réalité mais qui semble impuissante à l’atteindre.
Elle a tâché de tisser ensemble les improvisations des acteurs, quelques images évanescentes de la pièce et le regard de Marion qui insufflait le jeu dans ce paysage onirique et présent à la fois. Le contexte social s’évanouit, la trame dramatique s’estompe, nous cherchons une d’essence, mais celle-ci est aussi brute que proche de se rompre.
Arriver à en rester là, comme Laura, dans un entre-deux réel et fragile, entre ce qu’on est et ce qu’on désire, entre la surface des choses et ce qui la traverse. Plutôt qu’un matériau autour duquel le spectacle se construit faire de l’écriture le réceptacle invisible de l’imagination venue du plateau.
Laurent Berger, dramaturge


  • Mise en scène : Marion Coutarel
  • Crée et interprété par : Avec Mélaine Blot, Arnaud Gélis, Mireille Dejean, Sarah Lemaire, Philippe Poli et Laura Deleaz
  • Ecriture et Dramaturgie : Laurent Berger
  • Scénographie : Laurent Carcedo, Muriel Chircop
  • Musique : Emmanuel Jessua
  • Lumières : Jean Yves Courcoux
  • Regard chorégraphique : Brigitte Négro
  • Assistanat à la mise en scène : Pauline Castelli
  • Chargée de production : Marina Brouet


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La Bulle Bleue est soutenue par le Ministère de la culture / Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Languedoc Roussillon, le Ministère de la santé / Agence régionale de santé (ARS) Languedoc Roussillon, le Conseil régional Languedoc Roussillon, le Conseil général de l’Hérault, Montpellier agglomération, la Ville de Montpellier et le Lion’s club.

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